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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 07:43

Parfois on les appelle  "Héron blanc".  Les aigrettes, comme les hérons,  font partie de la famille des Ardéidés.

Comme eux: elles volent le cou replié et les pattes tendues; elles fréquentes les mêmes biotopes; elles se nourrissent de petits poissons, de grenouilles, de vers, de crustacés, de mollusques, d'insectes et parfois de lézards.

Les aigrettes de cet album:

 

L'Aigrette Garzette (Egretta garzetta),

03 Aigrette garzette 

Après avoir failli disparaître, elle était chassée pour les 2 ou 3 plumes blanches qu'elle arbore en période nuptiale. L'Aigrette Garzette  (Egretta garzetta) est devenue très fréquente en France. 

Beauguillot D90- 05 03 22 359-3   

Elles nichent en colonie, plus ou moins importante. Celle-ci forte d'une centaine d'individus, se trouve à St Vaast-la-Hougue (50) à l'embouchure de la Saire.

Aigrette garzette -8L'Aigrette Garzette est un bel oiseau, élancé et élégant, pattes et bec noirs evec des doigts jaunes.

 01 Aigrette garzette 

Elle se nourrit seule ou en petit groupe. Dans des eaux peu profondes ou elle chasse de petits poissons, des grenouilles, des vers, des crustacés et des mollusques, et tous les insectes qui passent à sa portée.

 Beauguillot D90- 05 03 22 341-3

 

Beauguillot D90- 05 03 22 343-3 

Souvent sous la surveillance d'un guetteur. 

 Aigrette garzette -10

Elle a un vol battu, puissant et lent, pendant lequel elle garde toute son élégance. Son cou est replié comme chez tous les hérons et ses pattes allongées dépassent sa courte queue.

Aigrette garzette -3 

Quelques étirements, pour rester en forme.   Aigrette garzette -7

L'Aigrette garzette nidifie en colonie, parfois avec d'autres espèces, souvent des hérons cendrés. Elles nichent dans des arbustes broussailleux ou les arbres près de l'eau, à une grande hauteur. Le nid est fait de brindilles

Aigrette garzette -6 

En prenant cette posture, elle m'indique qu'il vaut mieux que je garde mes distances!

Aigrette garzette -5 

 

 

La Grande Aigrette (Ardea alba),

Comme son nom l'indique, est le plus grand héron d'Europe.

Grande aigrette -2 

Plus grande que le héron cendré, avec son  1,05m et ses 1,70m d'envergure; 

Grande aigrette -11 

elle a un plumage blanc, les pattes noires et le bec jaune. ( chez les nicheurs il devient partiellement noir)

Grande aigrette -6 

 Pêcheur redoutable, elle se nourrit de poissons, de batraciens, d'insectes aquatiques, de reptiles et éventuellement de petits rongeurs.

Grande aigrette -3 

Celui-ci, n'aura pas le temps de devenir grand.

Grande aigrette -4  

C'est un superbe voilier.  

Grande aigrette -8 

Elle se déplace souvent en faisant  de petits vols, courts.

Comme tous les oiseaux elle utilise le vol battu avec élégance, pour décoller son kilogramme.

Grande aigrette -7 

 Elle utilise beaucoup, le vol plané.

  Grande aigrette -9

  

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Published by loiseleur - dans des oiseaux
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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 05:45

Martin le pêcheur

 


Au bout de notre jardin, sous une longue trouée végétale, coule La Sinope, une charmante petite rivière, qui chantonne à longueur de journée, sur son lit de cailloux.

Sinope K5- 11 09 16 033-3
Les soirs d'été, vers dix-huit heures, si vous restez bien sagement près de sa berge, à coup sûr, vous verrez passer Martin le pêcheur. Lorsqu'il revient du marais et remonte le cours de l'eau pour rejoindre son nid, je perçois les quelques notes brèves et perçantes de son cri.

Martin le Pêcheur-9a 

Il y a plus haut, en amont, dans le parc du château, des berges escarpées. Il a du, je présume, y creuser son terrier, à l'abri des regards indiscrets. Les jours de chance il m'arrive de l'entrevoir à travers la feuillée des saules et des aulnes, zigzagant entre les obstacles, vif comme un éclat d' acier bleu, il zèbre la surface sombre de l'eau.

Parfois, au moment le plus inattendu, il nous fait le plaisir d 'arrêter sa course, il se pose sur une grosse pierre, au milieu du courant, presque à portée de main, explorant sans vergogne par la porte ouverte, l'intérieur de la maison.

Martin le Pêcheur-9

Son arrivée écourte les conversations, les regards se tournent vers le chatoiement de ses camaïeux de bleus, de gris et de verts, irisés par le moindre de ses mouvements. Dressé sur ses courtes pattes, l’oeil rond, son bec noir levé, la pointe en l'air: il nous regarde pendant quelques secondes; arborant à la cantonade sa gorge blanche et son large jabot brun-orangé, avant de reprendre sa course.

 

 

Je me suis mis à l’affût des dizaines de fois pour essayer de le photographier: je l’ai poursuivi en plusieurs occasions dans le marais, jusqu'à la mer: il m’a toujours filé sous le nez.
J'ai interrogés des pêcheurs sur sa présence: ils m'ont tous raconté la même anecdote. Un jour ou l'autre un martin-pêcheur est venu se reposer un instant sur leur canne à pêche, les dévisageant effrontément.

 

Martin le Pêcheur-6a

 

J'étais résigné. J'avais presque fait mon deuil du beau cliché dont rêve tout photographe amoureux des oiseaux.

 Martin le Pêcheur-7b

Mais un jour: alors que je travaillait à quelques mètres de la rivière, à relever un mur de soutènement écroulé pendant l’hiver, miné par le ruissellement des eaux. Me donnant un peu de repos,  je m’étais assis, le dos au mur, sur un des gros moellons  que je remuais depuis le matin.

 
Je me retournais,... il était là!
Perché au-dessus de l’eau, sur la branche basse d’un saule mort. Depuis combien de temps était-il dans mon dos? Ce foutu zoziau: que je poursuis depuis des années, était là, à cinq mètres de moi, il me regardait m‘échiner à remuer mes blocs de pierres. Pff...!

 

 Martin le Pêcheur-4

 

Bien sûr mon appareil photo était à la maison. Bah! Ce n’est pas la fin du monde, autant profiter de l’instant présent.
- Tu sais que tu es beau toi?
Un gazouillement inattendu me répondit. Je continuais:
- Je t'en prie y'a pas de quoi!
Mon "Alcedo atthis", comme l'appellent les ornithologues, n'avait pas l'air pressé de me quitter. Méticuleusement, il passait son bec dans son plumage, grattant, lissant, il remettait ici et là de l'ordre dans sa toilette. Gonflant ses plumes, le cou replié dans les épaules, il faisait glisser sur son oeil une membrane grise, donnant l'impression de vouloir dormir.

Martin le Pêcheur-7

L'instant d'après, la tête pencher il scrutait le fond de l'eau, un mouvement de bon aloi, sans doute, lui ayant laissé subodorer l’ éventualité d’un repas. Un alevin imprudent peut être?  Plusieurs fois il se laissa tomber dans l’eau, s’ébrouant quelques secondes à la surface, avant de regagner sa branche ou il reprenait indolemment sa toilette.

 Martin le Pêcheur-7a

Une fois ou deux il partit vers une petite anse creusée dans la rive d’en face, à un endroit où l’eau est plus calme. Il se mit à battre des ailes sur place dans un vol stationnaire qu’on appelle Saint-Esprit#. Ce genre de vol est assez commun chez les faucons Crécerelle lorsqu’ils chassent, il en est de même pour les martins-pêcheurs.

Après un certain nombre de plongeons infructueux, il ressortit enfin de l’eau tenant un poisson dans son robuste bec. J’avais d’abord cru que sa proie était une truitelle, mais les taches noires sur le corps étaient plutôt celles d’une loche, elles pullulent sous les grosses pierres. 

Martin le Pêcheur-8 

A plusieurs reprises il essaya en vain de l’assommer sur la branchette ou il se trouvait, n’y arrivant pas,  il revint sur la grosse branche du saule, et là, tenant sa victime par la queue il commença méthodiquement à la frapper sur le bois, jusqu‘à ce qu’elle ne bouge plus.

 Martin le Pêcheur-8a

Dans un mouvement de tête digne d’un jongleur il lança plusieurs fois en l’air le poisson mort jusqu’à ce qu’il lui retombe la tête la première dans le bec, en deux mouvements de mandibules il avala son repas.
Spectaculaire!
Ce petit oiseau, si beau, est un tueur.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 15:24

Les spécialistes, ce que je ne suis pas, ont repéré plus de 560 espèces d'oiseaux sauvages (1), résidentes, où de passage en France. personnellement, je n'en suis qu'à 300 reconnues et environ 190 photographiées. Je ne désespère pas d'améliorer mon tableau de chasse.
Les oiseaux, et les autres animaux, que vous verrez dans mes albums, ont été photographiés dans des espaces naturels. Souvent dans des réserves ornithologiques, ou les oiseaux peuvent venir se reposer et se nourrir sans être inquiétés. Je fréquente peu les parcs ornithologiques .
La photo animalière demande, avant tout, une assez bonne connaissance du sujet que l'on veut photographier: environnement, meurs, etc. De la patiente, pour rester à l’affût pendant des heures, savoir se déplacer discrètement de façon à être toléré.
Pour faire la photo d’un oiseau qui manque dans mon album, je suis prêt à faire beaucoup de sacrifices, mais il y a des limites que je ne franchirai pas. Ces limites, en général, ce n’est pas moi qui les fixe, mais l’oiseau (ou l’animal) en question.
On a beau se camoufler, ils nous voient, ils nous entendent, ils nous sentent: ils savent que nous sommes là!
On peut les surprendre , mais c’est rare, la sanction est alors immédiate : ils fuient, parfois ils agressent. il vaut mieux se faire accepter.
Pas question pour moi, de déranger des oiseaux qui nourrissent, ou d'empêcher un oiseau en difficulté, ou blessé de s'échapper(2). Pour avoir mes chances, je respecte toujours une distance de fuite convenable et un comportement le moins agressif possible. S'ils restent à portée de mon objectectif: c'est qu'ils le veulent bien!

(1) Par sauvage, j’entends: des oiseaux libres et se nourrissant sans l’assistance de l’homme. C’est pourquoi j’ai conservé certaines espèces introduites, comme la Bernache du Canada (Branta canadensis), devenues endémiques sur le territoire français.
Cette marque devant un nom (**) indique une espèce introduite.
(2) Ceci fait référence à une situation vécue le 15/01/2010, sur un étang gelé de Vert le Petit (91), où une succession de photographes ont harcelé pendant plusieurs heures un grèbe huppé. L'oiseau était pris dans un trou d'eau libre au milieu de la glace: il n'avait pas assez d'espace pour s'envoler, effrayé par le présence des hommes. Les interventions de plusieurs d'entre nous, n'y a rien fait.

 

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 14:29
  

Matériels utilisés:

Je suis un nouveau converti au numérique, depuis à peine trois ans. Difficile pour moi de réapprendre la photo, quant au traitement..., j'utilise un petit logiciel gratuit qui me permet de recadrer et rendre présentable "mes oiseaux", je préfère éviter le sujet, le bidouillage n'est pas mon truc.

J'utilise:

  • Boîtier Pentax K5 (neuf)+ Pentax CMC 300 / f4, pour la billebaude. C'est un équipement léger, silencieux avec un AF très efficace.
  • Boîtier Pentax K100 D Super (40 000clichés) + 105 /1:2,8 Macro Sigma . Pour la macro et les insectes, parfois des mésanges ou des rouges-gorges curieux qui viennent à portée de main.
  •   le 300 / f4

Depuis deux ans je me suis devenu un adepte de la digiscopie.

  • Boîtier Nikon D90 + adaptateur Fieldscope + lunette Nikon, Fieldscope ED 82, qui me donne une focale équivalente à 1 000. C'est un matériel de moyenne gamme, mais je m'en contente (budget limité). Difficile a régler: la mise au point se fait manuellement: faire le point sur l'oeil d'un piaf à 100m je vous laisse imaginer.

Voilà mon équipement de campagne, complété par un sac à dos, un tripode et /ou un monopode, une paire de jumelle et enfin une bonne paire de chaussures de marche.

 

Ma doc :


A moins que vous ne soyez un ornithologue hors paire, l'identification des oiseaux est souvent un exercice ardu. Le risque de passer pour un âne est grand, je vous rassure, on en meurt pas! Vos contradicteurs, sont parfois encore moins érudits que vous... Le milieu des ornithos est brin snob, jaloux, voir pédant. Vous n'avez pas , vous petit observateur amateur, intérêt à dire que vous avez vu un malheureux piaf que personne n'a vu avant vous!

Surtout si vous n'appartenez pas à cercle autorisé. Non mais!... qui c’est celui-là?

 

Donc il faut une bonne doc de base, la mienne est composée de 3 guides de chez Delachaux & Niestlé:

  • le Peterson (Oiseaux de France et d‘Europe): le plus ancien, un peu dépassé, mais avec des détails sur l’identification des espèces, que ne possèdent pas les autres. Il m’accompagne partout.
  • le Heinzel (Oiseaux d‘Europe): très pratique pour une identification rapide.
  • le Guide ornitho: très complet, détaillé, parfois trop, permet de faire des comparaisons en cas de doute. Indispensable.                                                          

Ensuite il y a les outils du net:

http://www.oiseaux.net     

http://www.oiseaux-birds.com

 

Enfin pour les papivores il reste tous les guides spécialisés: rapaces, limicoles... et autres.

 

L'oiseleur  vous salue bien.

 

 

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  • Curieux de nature?
  • : Je publie ici, au jour le jour une partie de mes photos d'animaux sauvages, surtout des oiseaux, récoltées en France sous deux formes:des écrits illustrés et des albums photo classés thématiquement. Merci de votre visite.
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  • l'oiseleur
  • Je suis un vieux mec : 
Poitevin d'origine, 7 ans africain, devenu francilien par nécessité, normand par choix plusieurs mois par an: je suis l'oiseleur. Photographe amateur depuis plus de 50 ans, amateur d'oiseaux depuis toujours.
  • Je suis un vieux mec : Poitevin d'origine, 7 ans africain, devenu francilien par nécessité, normand par choix plusieurs mois par an: je suis l'oiseleur. Photographe amateur depuis plus de 50 ans, amateur d'oiseaux depuis toujours.

la chanson de l'oiseleur

L'oiseau qui vole si doucement
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau si tendre l'oiseau moqueur
L'oiseau qui soudain prend peur
L'oiseau qui soudain se cogne
L'oiseau qui voudrait s'enfuir
L'oiseau seul et affolé
L'oiseau qui voudrait vivre
L'oiseau qui voudrait chanter
L'oiseau qui voudrait crier
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau qui vole si doucement
C'est ton coeur jolie enfant
...

J Prévert